LES MEMOIRES DE L’ELEPHANT

PREMIER ALBUM // Mai 2010

Auteur : Christos
Musiques & Arrangements : Sam Verlen
Enregistrement, mixage & réalisation : Damien Tillaut au studio Passage à Niveaux
Mastering : Sebastien Lorho
Pochette éléphantesque: Aurélien Dumont
Artwork pochette: Sam Verlen

Les musiciens:
Florence Rousseau: saxophones soprano, alto et tenor, choeurs
Christos: Basse Musicman
Erwann Guillemot : batterie Gretch
Fabrice Tabot : batteries
Olivier Bastide: tambourins
Nils Micoud : violon
Gildas Guillemot: accordéon
Marius Gicquello: trompette
Virginie Guilluy: voix, choeurs, percus
Damien Tillaut: guitares électriques Gibson
Sam Verlen : guitares acoustiques, guitare électrique Gretch, piano, rhodes mark I, SH101, banjo, orgue hammond, métallophone, theremine, chant

 

Quelques extraits de l’album :

 

Les textes:

Mes premières chansons s’inspiraient principalement de la chanson dite « festive & réaliste » (La rue Kétanou, Les têtes raides, Bénabar, etc…je venais quand même de faire presque dix ans de rock celtique) et « fantaisiste » (Thomas Fersen) que j’écoutais pas mal à l’époque.

Christos qui m’accompagnait à la basse m’avait proposé quelques uns de ses textes et j’étais vraiment séduit à la fois par sa plume poétique (mais compréhensible à la première écoute) et sa façon de pensée (très proche de la mienne). Ce premier album est le fruit de nos premières collaborations. Les textes retenus étaient à l’image de mes humeurs de l’époque : plutôt mélancoptimistes (« Volailles rebelles », « Les derniers maux », « La boîte magique »),  parfois plus fantaisistes (« Le marchand de neurones », « les pieds au mur », « Le jeu du moi » ), parfois ironiques (« La véritable histoire », « Le vilain petit texte ») mais souvent amoureuses(« Ce petit mot », « mon nouveau dealer », « joli malheur »). Au final, une suite de onze petites histoires d’où le nom « Les mémoires de l’éléphant » (tiré d’une phrase de la chanson « Le marchand de neurones »).

 

La musique:

Ce premier album (en solo) était pour moi une sorte de photographie studio (donc embellie) suite à deux ans de concerts avec différentes formules & différents musiciens (parfois électrique, parfois acoustiques) et à affiner ce que me correspondait le mieux en matière de chanson (certaines chansons ont connu de nombreux arrangements différents).

Pour les sons & les arrangements, je cherchais des sons plutôt folks mélangeant des guitares acoustiques, banjo, électrique mais avec des sons cow-boy (de la Gretch bien sûr) et aussi des cuivres et des violons (un peu ambitieux pour un premier disque avec le recul). Fabrice Tabot (le batteur du projet) m’avait fait découvrir Calexico quelques mois auparavant et c’était exactement ce que je cherchais comme ambiances sonores (j’adorais leurs sons de batterie & guitares).

On a d’abord été maquetter quelques chanson au studio « Scrub Audio » puis on a enregistré le tout au studio Passage à Niveaux sous la direction artistique de Damien Tillaut. Damien a très vite compris ce que je cherchais et je lui ai rapidement laissé les rennes de la réalisation. Il m’a appris que 90 % du son se fait à la prise et on a du coup passé pas mal de temps à chercher les bons micros/amplis/guitares avant même d’enregistrer une seule note.

Pour chaque chanson, j’avais cherché les instruments qui colleraient le mieux à l’arrangement et au propos du texte. En tout, il y a eu une petite dizaine de musiciens à venir jouer à tour de rôle sur une semaine. C’était intense mais tellement plaisant de voir les chansons prendre cette belle et nouvelle tournure. On fonctionnait en re-re, les instruments étaient enregistré les uns après les autres afin de pouvoir faire évoluer les arrangements sans tout avoir à ré-enregistrer. Pour chaque instrument, on commençait par enregistrer les idées que j’avais eu puis on cherchait ensemble d’autres idées. Les chansons ont pris parfois des tournures très différentes (et bien plus pertinentes) de celles que j’imaginais au départ grâce à cela. Depuis je n’utilise plus que cette technique d’enregistrement en studio (sauf pour la base rythmique). Par contre ces arrangements étaient évidemment très difficiles à re-transcrire tel quel sur scène à quatre musiciens… mais je ne réfléchissais pas du tout au live en enregistrant cet album et j’utilisais donc à plein l’outil studio.

Virginie Guilluy (qui chantait à l’époque dans Petit Peuple avec Christos) est venue faire un duo avec moi sur « La véritable histoire ». C’était notre première collaboration qui en appellera beaucoup d’autres ensuite. On s’est franchement bien amusé lors de l’enregistrement de cette chanson et je trouve que l’enregistrement le reflète bien.

Pour la chanson « Les derniers maux », Damien & moi n’étions pas vraiment convaincus des parties batterie précédemment enregistrées en maquette et Damien m’a proposé de programmer une batterie à partir de samples qu’on a enregistré en studio et des ajouts de cymbales & percus. Cette idée a vraiment changé toute la couleur de la chanson dans le bon sens et je l’ai donc gardé sur le disque. Pour l’enregistrement des trompettes sur ce titre, j’ai cru qu’on allait exploser les lèvres de Marius, le trompettiste: Damien n’arrêtait pas de me demander d’ajouter des parties harmonisées (que j’écrivais à l’arrache pendant que la précédente était enregistrée). Au final, on a tout gardé : un véritable orchestre de trompettes mariachi !

La chanson « Mon nouveau dealer » avait été composé au départ sur une rythmique reggae (logique ?), mais son arrangement n’était ni très original ni très réussi. Quelques jours avant d’entrer en studio, Fabrice (à la batterie) m’a proposé une rythmique trip-hop et cela a complètement chamboulé l’arrangement de cette chanson. Si vous tendez bien l’oreille, vous l’entendez dire « Ca donnerait ça en gros » au début de la chanson…Damien a sorti l’e-bow pour développer à la guitare électrique les ambiances de clavier que j’avais posé et le violon et le saxophone soprane ont fait le liant de cet « arrangement planant » avec les autres chansons.

Côté instruments, j’étais un peu au paradis au studio Passage à Niveaux: il y avait plein de vieux amplis des années 70, j’avais loué une magnifique vieille guitare Gretch et quelques très belles guitares folk à Franck Darcel. Il y avait aussi un vieux RHODES markI avec un ampli Fender que j’ai utilisé sur La boîte magique. La réverb à ressort de l’ampli faisait aléatoirement des échos très graves sur certaines touches de basse du clavier le jour de la prise, ce qui donnait une ambiance un peu fantomatique à la chanson et me plaisait bien. Quand le lendemain, on a voulu refaire quelques prises avec la même configuration pour une autre chanson, le phénomène avait disparu…J’ai aussi eu la chance d’enregistrer sur un magnifique piano à queue au studio de la chambre jaune (merci Baï !) qui illumine la chanson « Joli malheur ». Et Damien m’a proposé d’ajouter du SH101 sur les thèmes du « Marchand de neurones » et du theremine sur « Le vilain petit texte », ce fut mon premier contact avec un synthé analogique que j’affectionne particulièrement depuis.

 

Les médias en parlent…

“De la belle et bonne chanson qui dit quelque chose avec intelligence et subtilité, qui se fredonne et qui se déploie en douceur et profondeur sur des arrangements polychromes.” Place Publique (Jean Théfaine)

“Il nous l’avait annoncé comme une bonne résolution 2010. Sam verlen l’a fait avec panache: il a réussi à mettre tout son univers mots à maux d’une chanson française (de Bretagne) sur une galette à l’éléphant ! Oh le joli disque du moi(s) de mai !” Le cri de l’ormeau (Noir)

“La voix ronde, love et corsée incarne les humeurs de son compagnon de plume, Christophe Ortiz. Porté par une belle production et des arrangements léchés…” Francofans (A. Faivre)

“C’est chaud, parfois dansant, ironique ou malicieux et aussi mélancolique ou passionné. Un équilibre déjà trouvé sur ce premier disque.” Radio-Club

« Ce qui est rare dans la chanson française, c’est un disque qui allie des textes intéressants et une orchestration travaillée, agréable, quasi pop. Sam Verlen y parvient avec celui là, on ne peut pas passer à côté. » Radio Campus Rennes

“La voix au timbre assez grave est bien posée, bien mise en avant sur cet album de chansons de facture assez classique, aux arrangements riches, variés et soignés …On pense à du Kent mâtiné d’Albin de la Simone. ” Sélection de la commission Chanson française de la Bibiliothèque de Paris

« Avec une jolie voix proche de celle d’Alexis HK, il nous conte des histoires d’amours avec tendresse. Mon nouveau dealer allie poésie, mélancolie et atmosphère chaloupée. La plus belle réussite d’un disque attachant. » Musiciens.biz

« Ce Rennais de 30 ans nous embarque dans un univers tantôt festif, tantôt mélancolique, le tout dans une ambiance excentrique, parfois même un peu déjantée. » Rock’n France.com

“Des chansons eidétiques qui vacillent dans l’air du temps, cornaquées entre mélancolie et légèreté. Sam Verlen prend son temps pour composer des mélodies chaleureuses trottinant allegretto sur des rythmes en pointillés.” Breizhoo.fr

“Gaffe aux homonymes. Sam Verlen n’est pas le pote de Rimbaud, mais n’en est pas mois poète. Un album qui a ce petit quelque chose qui fait la différence et donne envie de ré-écouter.” Sucrepop.com