Au départ, il y a la rencontre avec Jean-Marie Ollivier en Juin 2025 au salon Nantes Maker Campus où j’étais venu avec un premier prototype de l’orgue Philéas et de premières percussions réalisées avec François Marsollier. Jean-Marie y présentait un bras-robotisé qui appuyait automatiquement au bon endroit sur un grand écran LED pour cliquer sur le bouton « Je ne suis pas un robot ». Une installation qui m’a immédiatement séduite par son humour absurde et sa haute technicité.

Il m’a alors parlé de son projet « covid resté dans un carton » de Discomatik, un séquenceur musical piloté par un bras robotisé.
Ce séquenceur envoyant un signal MIDI et l’orchestrion recevant le même signal, on s’est vite dit qu’il fallait que l’on tente de créer une installation ensemble pour relier nos deux projets « COVID »…
Moins d’un an plus tard, on y est : la combinaison de nos deux dispositifs sonores sous le nom de code ALGO-RYTHMES (inspiré d’Alain Damasio).
Notre première installation a eu lieu à Paris pour le salon de l’industrie à Paris (Global Industrie) où j’avais composé un mash-up composé de plein de musiques connues (électroniques, pop, rock).
Et une composition intitulée « Danse avec le bras » :
Puis, nous avons décidé de rendre l’installation plus interactive, plus « lisible et compréhensible » pour le public et de créer une forme de Juke-box 2.0…
Le visiteur choisit parmi une bibliothèque de boucles de musique électronique (4 familles : batterie, basse, accords, mélodie) et partage sa sélection avec le public présent. En quelques secondes, le bras robotisé traduit physiquement ce choix en une partition lumineuse sur le Discomatik, puis déroule un arrangement progressif à la façon d’un DJ : introduction des instruments un à un, montée en énergie, effets rythmiques, variations (mute et transpositions). Ces derniers sont incarnés par l’orchestrion, instrument acoustique modulaire composé de tuyaux d’orgues et d’éléments de batterie.
Pour cette nouvelle direction, j’ai composé des boucles de batterie/basse/accords/mélodies qui se combinent ensemble en s’inspirant de l’idée de matrice très simple proposée par Ableton pour appréhender la musique électronique.
256 combinaisons possibles par matrice (j’ai composé deux matrices pour le moment mais d’autres viendront) qui permettent de créer des séquences uniques pour chaque personne.
Ces musiques sont soient jouées directement sur ordinateur/enceintes en mode « électro » ou sur l’orchestrion en mode « acoustique » avec un travail particulier sur le choix des timbres pour obtenir des résultats variés.

Johann Menier (créateur vidéo) a embarqué dans cette aventure avec nous dès le départ en juin 2025, il a progressivement amené tout un dispositif vidéo qui complète et permet de mieux appréhender le travail du robot. Le Discomatik est filmé en prise de vue zénithale, retransmise en temps réel sur grand écran. Le public suit chaque déplacement du bras au-dessus du Discomatik. Au moment du mix, le cercle lumineux du séquenceur devient la base d’un clip vidéo auto-généré, se transformant en abstractions graphiques et rythmiques au fil de la musique.
Cette première version du jukebox 2.0 a été installée au Nantes maker campus dans la halle des machines de l’île à Nantes en Juin 2026.
Voici quelques vidéos/photos de l’installation :


Notre jukebox a également été installé dans son lieu de création : le Grand-Huit à Rennes pour un week-end du 10 au 12 Juillet 2026 et va y être installé cet automne/hiver dans sa version « electro » (sans l’orchestrion mais avec mes musiques).

